mercredi 25 juillet 2007
[55] – On ne se console pas des chagrins…
C’est fous comme, lorsque nous sommes préoccupés par un autre soucis, ou tout simplement occupés à autre chose, on peut faire abstraction de plein d’autres choses, et notamment de choses qui nous emplissaient tout l’esprit peu de temps avant, qui nous entraînaient dans un retranchement extrême, qui nous donnaient des coups de massue sur le cœur…..
On ne les oublie pas ces choses…. Juste on apprend à les regarder autrement…. Mais elles sont toujours là et refont surface inopinément de temps en temps……
Non, Elle n’oublie rien… même si Elle n’en parle pas…
Stendhal (Henri Beyle, dit)
On n’oublie pas, on se distrait, on y pense autrement, jusqu’au
jour où, à trop y penser autrement, un moment de moindre occupation, ça resurgit
en pleine gueule….
Alors Elle va s’assoire… et attendre que ça passe… car ça finit toujours par passer …. Ou peut être attendre de nouvelles préoccupations qui lui prendront tout son esprit à nouveau et qui la distrairont une nouvelle fois….
lundi 2 juillet 2007
[36] - Une nouvelle page doit se tourner....
Elle ne sait plus comment DIRE… peu importe le « dire »,
peu importe le sujet, peu importe l’importance du dire ou du sujet, peu importe
la personne, peu importe l’age, le sexe, peu importe le moyen employé pour le
dire, peu importe le temps…
Elle ne sait pas communiquer (que ce soit par le verbal ou
le non verbal d’ailleurs…)
Ok… ce que je raconte
doit être n’importe quoi et je dois être totalement inintéressante… le message
est passé et bien reçu…
...Le silence est d'or...
Bon…. Il doit y avoir quelque chose qui cloche chez Elle….
Mais Elle n’arrive pas à saisir quoi !?!.... ou bien…. Elle ne cherche pas
au bon endroit…
Ok… là encore le
message est bien reçu…
Elle a depuis peu réussi (non sans mal) à tourner une page…
qui lui a arraché quelques larmes… elle va en tourner une autre… puisqu’il le
faut… la vie est un livre ouvert dont on tourne les pages pour passer à une
autre et ainsi pouvoir continuer le fils de l’histoire…. Alors s’il en va ainsi…
Ah ! non ! les larmes coulent, le nœud grossi… ‘taing qu’ça fait mal…
« Pas grave ma
grande… demain est un autre jour et tu pourras commencer la lecture de ta
nouvelle page… je te la souhaite meilleure que toute les précédentes….
Bonne route à toi ! »
dimanche 1 juillet 2007
[34] - Critiques – jugement – jalousie... ou la confusion des sentiments… et de tout en vrac….
La critique, le jugement, c’est ce que sait le mieux faire les « gens »….
Au lieu de critiquer sans arrêt, ne peuvent ils pas regarder tout simplement ce qui se passe chez eux, ouvrir simplement les yeux sur leur vie et le pourquoi de leurs actions et ils verront peut être que la critique est facile, mais que eux ne font pas mieux, voire pire, simplement parce qu’ils ne sont pas au courant de toutes les donnes…
Et la jalousie… ou l’envie de ce qu’a l’autre….
On devrait être flatté lorsqu’une personne nous envie de ce
qu’on a ou de ce qu’on est, qu’elle recopie inconsciemment nos comportements… une
sorte de flatterie quelque part en effet, c’est qu’elle vous admire, vous
envie, et donc devrait vous estimer…. Mais quand on s’est battue pour obtenir
qq chose, que cette chose est enviée par une autre, et que cette autre se bat à
son tour, avec ses armes à elle pour obtenir la même chose que vous, et que du
coup, cette chose que vous convoitiez, que vous avez obtenu se détourne de
vous, pour aller à l’autre et du coup, vous vous retrouvé déchue de cette chose
alors que penser?…. Mon premier réflexe est de penser que finalement cette
personne a de la chance, elle a la chose qui peut lui faire du bien… Elle n’a
pas voulue volontairement vous retirer la chose, elle en a eu juste envie…. je
ne vais pas le lui enlever…
Oui mais voilà… ce genre de chose se retourne chez moi
encore une fois vers un sentiment de déception…. (Taing ! faudra que je
travaille ce sentiment de déception moi, ça revient bien trop souvent…)…..
déception entraînant un ras le bol du relationnel… entraînant un nouveau retour
sur moi, un nouvel enfermement…. Retour à la case départ………
Déception se transformant en un sentiment de colère, colère
envers cette personne qui l’a « volé » puis colère qui se retourne
contre elle-même (moi-même)….
Mes doigts ne se sont pas tus aujourd’hui… mes doigts ont lâché
tout en vrac, mélangeant tout sentiment confondu, mélangeant le Je et le Elle…..
Je ne veux pas les maîtriser… je ne veux plus rien maîtriser… je veux tout lâcher…
Elle veut que le Elle devienne le Je… le jeu de mots, le jeu de la vérité… je
suis à la dérive… Elle va me rattraper… Elle est perdue… Elle rame… Elle plonge…
….
vendredi 22 juin 2007
[29] - Le pouvoir destructeur du chômage…. (1)
Perte
de la confiance en soi entraînant tout ce que cela peut entraîner à sa suite….
Peur du
lendemain
Peur de
prendre le téléphone
Peur de
parler
Peur d’aller
vers les autres
Incapacité
de décider quoi que ce soit pour son avenir, ni même pour le lendemain
Incapacité
de prendre une responsabilité quelconque
Doute de
tout
Doute de
sa personne
Doute de
ses compétences, y en a-t-il encore quelque part ?
Doute de
ses savoirs, de ses qualités
Mise en
valeur de ses moindres défauts…
Fuite des
gens qui l’entoure, ou est ce elle-même qui fuit…
Perte de
ses croyances
Perte de
ses espérances
Que
reste t’il en fin de compte…..
Et tout
cela va si vite…..
lundi 18 juin 2007
[23] – Discussion avec Elle
- Bonjour Elle… Puis je avoir une petite discussion avec
toi ?
- Pourquoi pas…
- Je voudrais avant tout savoir comment tu vas aujourd’hui,
comment tu te sens ?
- Bof… Entre deux eaux…
ni trop bien, ni trop mal…
- C’est déjà ça… que ressens tu au fond de toi ? toujours
ces déceptions qui te tiraillent ?
- Oui… les déceptions
sont toujours là, bien incrustées, je n’arrive pas à les évacuées c’est ce qui
me bouffe…
- Que ressens tu d’autres comme sentiments ou comme
émotions ?
- Je ressens beaucoup
de sentiments négatifs… de la haine en particulier… cette haine me déchire et
je sens que je la propage autour de moi…
- De la haine envers quelqu’un en particulier ?
- Non, et c’est bien
là le problème… si elle était tournée vers qq un en particulier, je pourrais
soit la déverser directement sur cette personne ou oublier cette personne, et pouvoir
être en paix avec les autres et peut être avec moi-même… mais elle n’est
dirigée envers personne en particulier, et je traîne cette haine en moi et autour de moi, je n’arrive pas à en
trouver l’origine si ce n’est de mes déceptions successives, et je sens hélas qu’elle
se tourne vers chacun qui s’approche de moi et en particulier de mes proches… j’arrive
à les blesser ce qui me blesse encore plus… je sème l’agressivité qui est en
moi……..
- Cette haine a bien une origine, ne peux tu pas essayer
de la trouver pour mieux la combattre ?
- J’essaie, mais je
crois qu’elle vient d’un tout… plein de petits riens qui finissent par faire un
grand tout…
- Peux tu arriver à définir ce tout ? ou plutôt pour
commencer à définir chaque petit rien ?
- Oui, je vais essayer
de m’y employer… si je veux m’en sortir c’est ce que je dois faire…
- Et je sais que tu veux t’en sortir Elle… tu l’as
toujours voulu… ne crois tu pas que ça vaudrait le coup ?
- Oui… peut être as-tu
raison….
- Je ne vais pas t’embêter plus pour aujourd’hui… j’espère
ne pas t’avoir trop embêtée… cela m’a fait plaisir de discuter un peu avec toi…
j’espère que cela aura un petit peu servi à quelque chose….
- Toute discussion
sert à quelque chose, cacahuète… quelque soit la forme que prend la
discussion.. qu’elle soit amicale ou qu’elle se termine en dispute… peu importe…
toute forme de dialogue est nécessaire à tout un chacun, car même si des mots
de colère sont sortis, même si des larmes ont coulée, l’essentiel est de faire
sortir les mots, de gardé les mots entendu pour pouvoir y revenir
ultérieurement quand les larmes se sont taries ou quand la colère a pu se
dissipée, car elle fini toujours par se dissipé… hélas… tout le monde n’est pas
de cet avis… beaucoup refuse les affrontements, refuse les disputes pensant qu’elles
ne peuvent être constructives… je pense au contraire qu’une bonne dispute peut être
énormément constructive pour peu que les personnes y intervenant veulent bien
entendre les mots prononcés, voire les analyser et en faire sien… mais ça…
hélas… c’est pas gagné…………
- Alors Elle, je me permettrais de revenir discuter avec
toi si tu le veux bien…
- Bonne journée
cacahuète…..
mercredi 13 juin 2007
[15] - Quelques mots pour quelques maux…
Trop souvent déçue pour continuer à
croire
Trop de mensonge, pour continuer à
avoir confiance
Plus confiance en elle
Le vide à ses pieds
Peur du vide
Enchaînée par ses propres chaînes
qu’elle s’est petit à petit créées toute seule
Douleur du cœur
Souffrir de faire souffrir
Ne plus savoir aimer, ne plus savoir
ce qu’aimer veut dire.
N’a-t-elle jamais aimé ?
Solitude extrême du cœur au milieu
d’une multitude
L’amour de soi, la dépréciation de
soi, la confiance en soi, se sentir inutile
Marre de ne rien arriver à faire
Ne plus pouvoir faire les simples
gestes du quotidien
Ressentir le moindre geste comme
une corvée
Se sentir dévorer à l’intérieur
Sentir sa vie partir, se dérober à
elle
Avoir l’impression de ne rien
pouvoir faire pour la rattraper
Se sentir encore plus démunie
Ne plus avoir rien à donner
vendredi 8 juin 2007
[12] - A quel étage s'arrete l'ascenseur ?
Elle s’est sentie tomber… mais pas
comme les autres fois… Elle a déjà visiter les étages du sous sol… mais cette
fois c’est différent… Elle n’a pas vu que la chute était aussi rapide, Elle
pensait pouvoir se retenir, mais Elle n’a rien vu pour s’accrocher… ce fut une
chute libre, tout shuss… C’est pour cela qu’Elle ne l’a pas ressenti comme
telle…
Elle est à un étage inconnu… aucune
angoisse, aucune sensation d’aucune sorte… le vide est du plein… Elle continue
à descendre… mais jusqu’où ? Elle a entendu dire qu’il fallait atteindre
le fond pour pouvoir donner le coup de pied nécessaire pour remonter à la
surface… mais comment sait on qu’on a atteint le fond ? N’est ce pas prendre
le risque de ne plus avoir assez de force pour pouvoir justement donner ce
fameux coup de pied ?
Elle vient de s’allonger sur le sol dehors…. Elle a d’abord fermé les yeux… de fatigue, puis les a rouvert… au dessus d’elle, un arbre, au dessus le bleu du ciel, Elle y distingue des oiseaux, mais ils lui semble petits… tout petits… Et c’est là qu’elle prend conscience qu’elle est très très bas dans les étages… Elle respire, Elle essaye de s’imprégner… d’être à l’écoute de ses sensations… Rien… aucune sensation… Elle essaie de ressentir la vie en elle… Le vide….
Les oiseaux sont partis vers d’autres cieux… Le ciel est vide… Des étoiles blanches apparaissent devant ses yeux… De plus en plus nombreuses… De plus en plus nombreuses… jusqu’au moment où elle est forcée de refermer les yeux… Trop de lumière l’éblouit… Trop de vide la submerge….
Encore combien d’étage à
descendre ?
[11] - Carpe Diem ?
Dans le temps Sa devise
était : Carpe diem…
Carpe diem (quam minimum credula postero) qui
signifie « Cueille le jour sans te
soucier du lendemain ».
Aujourd’hui, tout ça est bien
révolu….
Comment vivre dans le présent quand
on est entouré de monde qui nous fait nos prévisions pour l’avenir, qui nous
engrange de projets proches ou lointains…
« Demain, on ira là et on fera ça… » mais le lendemain, une chose a empêcher de faire ça…
« Si le temps nous le permet, le mois prochain on fera
ceci… » Mais le mauvais temps a
empêché de faire ceci…
« Quand le manque de toi sera trop grand, que je ne
tiendrais plus, je forcerais ta porte… »
Et Elle, Elle est là comme une
conne à attendre…
« Un jour, je prendrais mon courage à deux mains, et je passerai te voir,
au risque de trouver porte close… »
Et Elle, Elle est là, comme une
conne à attendre…
« Un jour, je te ferais la surprise de t’appeler un samedi et je te
dirais que je suis à la gare de chez toi.. »
Et Elle, Elle est là comme une
conne à attendre…
« Si xxx, je serais avec toi aujourd’hui »…
« J’ai failli venir, j’avais en prévision de faire cela mais il m’est
arrivé ceci, du coup je n’ai pas pu venir… »
Et Elle, Elle est rempli de ces
« si » et de ces « mais »… qui remplissent son présent….
Et ses lendemains sont vides…
Comment fait-on pour vivre dans le
présent quand ce présent est vide… quand Elle sait que tout n’est que rêve et
illusion (ou désillusion…)….
A quoi s’accrocher dans ce vide,
présent et futur…
Jusque là, Elle avait réussi à
s’accrocher aux petits bouts qui se présentaient à Elle… mais au fur et à
mesure, chaque petit bout a cassé… Elle n’a plus rien à quoi s’accrocher….Elle
ne tient que du vide… et le pire est que plus loin, Elle ne voit que du vide….
« Cueillir le jour… » Mais cueillir quoi ? Cueillir la haine des gens ? Cueillir leur mépris ? Leur hypocrisie ? Leur indifférence ? Leur égoïsme et leur égocentrisme ? Leur fierté et leur amour propre ? Leurs sarcasmes et leurs jugements ? Leurs belles paroles vide de lendemain ?
jeudi 7 juin 2007
[8] - Elle doit apprendre...
Elle doit apprendre à être moins
noire, moins négative…
Elle doit apprendre à être moins
spontanée dans son impulsivité…
Elle doit apprendre à vivre…
Elle doit apprendre à apprécier les
petites choses qui se présentent à elle et à les chercher si elle ne les voit
pas, à les trouver même s’il n’y en a pas…
Elle doit apprendre à avoir un
autre regard sur les autres… sur Elle-même…
Elle doit réapprendre la vie…
Elle doit réapprendre à trouver la
force en elle…
Elle doit réapprendre à se mettre
en valeur…
Elle doit réapprendre à s’apprécier…
Elle doit réapprendre la confiance
en elle…
Elle doit réapprendre à aimer…
Elle doit réapprendre à donner…
Elle doit apprendre à recevoir…
Elle doit réapprendre à rêver… Non…
ça elle ne le veut plus…
Elle doit réapprendre à vouloir… à
désirer…
Elle doit réapprendre l’espoir…
Elle doit apprendre à parler…
Elle doit apprendre à ne pas subir…
Elle doit réapprendre à Etre…
Elle doit réapprendre à naître…
mercredi 6 juin 2007
[7] - Tout est souffrance en elle...
Elle souffre de se lever…
Elle souffre de se bouger…
Elle souffre d’avoir à parler…
Elle souffre de faire les gestes du quotidien…
Elle souffre de sa vie…
Elle souffre de son dos…
Elle souffre de son cœur…
Elle souffre de sa tête…
Elle souffre d’écrire…
Elle souffre de penser…
Elle souffre d’écouter…
Elle souffre du vide…
Elle souffre du rien…
Elle souffre d’elle-même…
Elle souffre de sa solitude…
Elle souffre du manque…
Elle souffre de son présent…
Elle souffre de son futur…
Elle souffre de ses maladresses…
Elle souffre de ses faux pas…
Elle souffre de son inaptitude…
Elle souffre de son ignorance…
Elle souffre de son intelligence…
Elle souffre de sa bêtise…
Elle souffre de son inactivité…
Elle souffre de sa haine…
Elle souffre de ses non-dits…
Elle souffre de ses incapacités…
Elle souffre des absences…
Elle souffre des présences…
Elle souffre des autres…
Elle souffre du silence...
Elle souffre de vivre…
Elle souffre d’être…
Elle souffre de sa souffrance…