A tire d'Elle

Elle

lundi 2 juillet 2007

[35] - ... Sur le silence...

"Tant de choses ne valent pas d'être dites. Et tant de gens ne valent pas que les autres choses leur soient dites. Cela fait beaucoup de silence.
Montherlant (Henry Millon de)

Silence1024"Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas."
Frédéric Dard - Les pensées de San-Antonio (1996)

"Le problème avec le silence, si bienvenu parfois, est qu'il peut signifier tout et son contraire"
Stephen Mac Cauley - La vérité ou presque


J'm'enferme dans ma bulle, je n'regarde personne dans les couloirs de mon esprit
Il est déjà trop tard, il fait déjà si noir...
On a essayé, réessayé, on est tombé, on s'est relevé comme dans toutes les histoires
D'amour sans moralité à la fin, et même à la fin, on a toujours encore un peu faim,
et c'est là qu'on se fait mal, j'm'enferme dans ma bulle
Sur ma vie j'n'ai aucun contrôle, sur ta vie aucun contrôle
Je glisse sur le monde qui m'entoure, c'est drôle

Dans le mal ou je me perds, dans le vide où je me noie
Bien sûr il y a mes guerres mais il y a surtout toi
Dans le noir des nuits trop claires, dans le silence de mes combats
La solitude qui se resserre, des souvenirs qui ne meurent pas

A ce silence, j'aurais préféré la violence
Des cris des pleurs pour moins de douleur
Ton indifférence m'est la pire des souffrances
A ce silence

Comme dans toutes les histoires d'amour sans moralité à la fin...
J'm'enferme dans ma bulle, j'n'regarde personne dans les couloirs de mon esprit
Il est déjà trop tard. il fait déjà si noir...
On a essayé, réessayer, on est tombé, on s'est relevé...
J'm'enferme dans ma bulle...

A ce silence, j'aurais préféré la violence
Des cris des pleurs pour moins de douleur
Ton indifférence m'est la pire des souffrances
A ce silence

Natacha St Pier


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mercredi 27 juin 2007

[31] – Cela fait 6 ans aujourd’hui….

Tournesol_1

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas…
Hier nous fêtions l’anniversaire de ‘tit bout… « l’âge de raison »… (si ça pouvait être vrai !!!)
Aujourd’hui…. Un tout autre anniversaire…..
Puisque cela fait 6 ans que tu nous as quitté….
6 ans, que je ne cesse de penser à toi…
Tu es toujours là, près de moi dans mes pensées….
6 ans… et la vie a continué… Elle n’est pour moi, plus tout à fait la même, elle ne sera plus jamais tout à fait pareil… mais elle se poursuit…
Où es tu ? Que fais tu ? Es tu bien ? Parfois se sont des questions qui me trottent dans la tête !... tu voulais y croire… alors pour toi je veux aussi y croire….
Que serais tu devenue durant ces 6 années ? Qu’aurais tu fais ? Aurais je évolué pareil si tu n’étais pas partie ? Des questions qu’il ne sert à rien de poser et qui portant font parfois irruption…
6 ans déjà… et pourtant on dirait que c’était hier… Tout le film repasse intact dans ma tête… aucune image n’est tronquée, l’usure du temps n’a aucun effet sur certaines représentations de l’esprit… et pourtant je perds petit à petit ta propre image… trop peu de choses nous a reliées… je ne veux pas que tout s’estompe…
Toi qui es partie… toi qui m’a tout appris, tout donné… toi à qui je n’ai pas su donner… toi qui m’a donné la vie… maman… tu me manques…

1274

« 6 jours se sont écoulés entre son départ et le départ. 6 jours pour emprisonner ma mémoire. 6 jours pour créer le souvenir. 6 jours pour que ce jour-là devienne le souvenir qui effacerait les autres. 6 jours pour anéantir les jours d’avant, les semaines d’avant, les mois d’avant. 6 jours pour créer le jour qui écraserait les souffrances à venir. 6 jours pour laisser une empreinte. 6 jours pour que ceux qui ont été dans sa vie, pour ceux qui sont dans la mienne partagent pour toujours un souvenir commun. »

Daniel Schick -  J’ai voulu appeler maman pour lui dire, ma mère est morte.


« Mon père, mon frère et moi nous sommes quitté devant le café du Trocadéro. Chacun est reparti avec sa douleur, son costume, ses mains pendantes et ses yeux perdus. Nous n’avons plus jamais parlé d’elle . Nous n’avons jamais évoqué nous avec elle. Nous n’en parlons pas comme si elle n’avait pas existé, comme si elle était encore là ou pas très loin .
Nous n’en parlons pas parce qu’elle n’est pas partageable. Elle a été à chacun de nous, mais nous avons été plusieurs à être à elle.
Elle a été notre lien, elle est notre séparation. Nous sommes devenus trosi boites à souvenirs distinctes. Les boites ne se resemblent pas. Elles n’ont pas la même couleur, pas la même profonduer. Elles ne sont pas remplies des mêmes cadeaux. J’aimenais pouvoir défaire le nœud de ma boite et laisser mon père et mon frère fouiller dedant. C’est impossible. Il n’y a pas de ficelle autour de la boite. Ma boite est scellée. »

Daniel Schick -  J’ai voulu appeler maman pour lui dire, ma mère est morte.

« Ne pleure pas si tu m’aimes »
 Prière de Saint Augustin
 

 La mort n’est rien.
Je suis seulement passé de l’autre côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent,
Ne prend pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble…
Prie, souris, pense à moi, prie avec moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il la toujours été
Sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie toujours ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été ; le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée ?
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin…
Tu vois, tout est bien…
Tu retrouveras mon cœur, tu en retrouveras les tendresses épurées.
Essuies tes larmes et ne pleure pas si tu m’aimes. »


Posté par _cacahuete_ à 10:21 - Textes, pensées... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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